vendredi 21 août 2015

Baumes, crèmes et déodorants maison!: Crème 101

Crème 101

Dans cet article, j'ai la joie d'avoir comme co-auteure Rokia Diomande, jeuneentrepreneuse en cosmétique bio dont j'apprécie beaucoup l'esprit scientifique et la rigueur! Dans ce partage intéressant, nous avons réalisé que nous arrivons au même résultat en passant par des chemins différents.

Déjà, cela devrait vous donner le ton de ce que signifie « fabriquer une crème » : il y a beaucoup de variables, mais avec quelques connaissances de base, chacun-e trouve sa formulation préférée!

Faisant toutes deux partie d'un groupe FB sur la création de cosmétiques et produits ménagers au naturel, nous constatons qu'il y a beaucoup de questions sur la fabrication d'une crème, ainsi que de la confusion entre cire d'abeille et cire émulsifiante, hydrolat et infusion, qu'est-ce qu'une crème, qu'est-ce qu'un baume/onguent/beurre?

Nous allons essayer de faire notre part dans la blogosphère en tentant de démêler tout cela et garder ça simple, parce que nous constatons également que nos belles "cosméteuses" du Québec veulent concevoir des formules saines, simples, accessibles, abordables et stimulant l'économie d'ici.

Tout ceci est parfaitement faisable!

Ici, nous distinguons la crème du baume, onguent ou beurre. C’est quoi la différence? Le baume, onguent ou beurre ne contient pas d’eau ou phase aqueuse. On dit donc qu’il est anhydre. Pas d'eau = pas de multiplication bactérienne. Du coup, le problème de la conservation se pose d’une façon différente : l'ajout d'un antioxydant sera suffisant.

Mais revenons à nos crèmes J

Tout d'abord, le matériel recommandé :

- Un petit fouet à main (moins de 10$!) ou un batteur émulsionneur pour les quantités plus grandes.

- 2 tasses à mesurer en pyrex/béchers de bonne qualité/bols en inox et
d’autres petits contenants à mesurer, si nécessaire.

- Une balance précise à 0,1g (mais on peut aussi s'en tirer avec des cuillères à mesurer si on n'a pas le budget) Remarque : on peut aussi trouver des balances de précision à 0,01g si on a à mesurer de très petites quantités.

- Un thermomètre de cuisine.

Et surtout, des matières premières bio et naturelles!

AVANT DE COMMENCER :

Désinfecter tous les instruments utilisés, se laver soigneusement les mains et porter des gants durant toute la durée de la fabrication de la crème.

Pour désinfecter, on peut choisir de procéder par ébullition du matériel résistant à la chaleur pendant 5 à 10 minutes, ou de l’eau savonneuse très chaude pour les autres. Laisser sécher complètement avant utilisation.

OU

Vaporiser avec de l'alcool à 90%, sans oublier la surface de travail.


C'EST QUOI UNE CRÈME?

C’est une émulsion dans laquelle deux corps naturellement non miscibles (eau et huile) se tiennent ensemble grâce à un agent émulsifiant, qui possède la particularité d’être à la fois lipophile et hydrophile (aime le gras et l’eau). Magnifique description de Rokia! ^_^

De quoi a-t-on besoin pour fabriquer une crème?

Une phase aqueuse : eau déminéralisée, bouillie ou filtrée, hydrolat, gel d'aloès, glycérine végétale, infusion, etc.

Une phase huileuse : huile végétale de qualité cosmétique ou très bonne huile du commerce, biologique de première pression à froid, beurre végétal, macérat huileux.

Un émulsifiant : cire émulsifiante (Polawax, Olivem1000, ECOmulse, cire émulsifiante végétale, etc.), ester de sucre, etc.

Des épaississants ou co-émulsifiants (*optionnels*) : acide stéarique, alcool cétylique, alcool cétéarylique, lécithine de soya, gommes, etc.

Des actifs (*optionnels*) : ils représentent les propriétés qu'on souhaite ajouter à la crème : huiles essentielles, huile végétale précieuse, acide hyaluronique, allantoïne, provitamine B5 et plein d'autres possibilités!

Un antioxydant qui a pour fonction de protéger les huiles fragiles de l'oxydation : vitamine E, oléorésine de romarin, vitamine C, extrait de thé vert, etc.

Un conservateur naturel pour éviter que la crème soit gâchée par une prolifération bactérienne et pour assurer sa longévité : sorbate de potassium, benzoate de sodium, extrait de pépins de pamplemousse, Geogard Ultra, Cosgard, Leucidal, etc.

Dans des proportions très globales et très approximatives de :

Phase aqueuse : 60 à 90%
Phase huileuse : 5 à 40%
Émulsifiant(s) : 5 à 15%
Actifs : 0,1 à 3%
Antioxydant : selon le pourcentage recommandé.
Conservateur : selon le pourcentage recommandé.

Ce jeu des proportions laisse délibérément du flou pour vous permettre de créer selon vos envies : lait, lotion, crème légère, crème d'hiver bien épaisse et nourrissante... Il est à noter qu'on peut augmenter le pourcentage d'actifs selon l'actif utilisé. Toujours lire les recommandations du fabricant.


*Update 21 août 2015 : Nous avons eu la chance de voir passer par ici Michèle de Potions et Chaudron. Son commentaire très riche et précis m'a amenée à retravailler la section qui suit pour mieux vous informer.



MAIS COMMENT ON LA FAIT, CETTE CRÈME???

Mais surtout, qu'est-ce qui détermine l'émulsion qu'on choisira?

C'est l'émulsifiant utilisé! Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas qu'un simple liant. Il y a plusieurs émulsifiants sur le marché et chacun a sa fonction. Mais pas de panique : les émulsifiants les plus accessibles (Polawax, Olivem1000, cire émulsifiante végétale glyceril stearate SE, etc) fonctionnent avec l'émulsion huile dans eau, expliquée ci-bas!

Pour les lecteurs et lectrices à la curiosité scientifique et souhaitant plus d'information sur le choix de l'émulsifiant selon les valeurs HLB (Hidrophilic-Lipophilic Balance), voici de la lecture pour vous. Notre chère Rokia fera probablement un article là-dessus sur son blog prochainement. Pas de pression, hein Rokia? ^_^

Elle a conçu un tableau qui lui permet de choisir ses émulsifiants en se basant sur les valeurs HLB mentionnées dans l'article. J'avais zappé son précieux partage pour ne pas alourdir le texte, mais après le passage de Michèle, je réalise que même si ça semble complexe, l'information a toute sa place!

Émulsion huile dans eau (H/E)

Il s'agit de l'émulsion la plus courante et gratifiante, car elle permet de réussir sa crème assez facilement. La majorité des émulsifiants disponibles au Québec vont dans le sens de cette émulsion.

1) Dans une tasse/bécher/bol en inox, on met la cire émulsifiante avec la phase huileuse et l'antioxydant (si vitamine E ou oléorésine de romarin, qui sont liposolubles). Dans une autre tasse/bécher/bol en inox : la phase aqueuse.

2) On fait chauffer les deux récipients au bain-marie jusqu'à atteindre la température recommandée pour l'émulsion. Certains émulsifiants ou mélanges d'émulsifiants avec co-émulsifiants requièrent une température des deux phases à 70-75ºC pour permettre, et je cite Michèle du blog Potions et Chaudron : de "réaliser des émulsions où les micelles d'huiles sont bien dispersées et suffisamment fines pour assurer la stabilité de la formule". Voici une petite astuce pour trouver la température pour l'émulsion : lisez l'INCI de votre émulsifiant et cherchez-le sur Aroma-zone. Une fois trouvé, cliquez sur la fiche conseil, la température souhaitée pour l'émulsion se trouvera sous "Mode opératoire".

3) En s'assurant que les deux phases soient à la même température, on verse l'huile dans l'eau et on mélange avec le batteur émulsionneur pendant quelques minutes, le temps que l’émulsion prenne.

4) Pour permettre à la crème de refroidir plus vite et terminer l'émulsion, on peut la transférer dans un récipient froid préalablement désinfecté et mettre ce récipient dans un contenant d'eau glacée. On remue doucement jusqu'à refroidissement complet de la crème. On ne fouette pas, pour éviter que de l’air entre dans la préparation.

5) On ajoute les actifs et conservateur qui doivent être intégrés à température modérée.

En général, on attend que la température de la crème soit sous 40ºC avant d'ajouter des huiles essentielles, afin de conserver leurs propriétés. Cependant, certains actifs doivent être ajoutés avant la chauffe en phase huileuse ou aqueuse selon leur solubilité. Ça vaut la peine de s’informer et vérifier.

Le ONE POT :

On met tous les ingrédients dans le même contenant résistant à la chaleur et on chauffe au bain-marie jusqu'à atteindre la température recherchée pour l'émulsion. Une fois atteinte, on y plonge le batteur émulsionneur quelques minutes en retirant du bain-marie et on fait les étapes 4 et 5 ci-haut mentionnées.

**Attention, cette méthode ne s'applique pas avec tous les émulsifiants. Dans le doute, choisir l'émulsion précédente (eau dans huile)**

Émulsion eau dans huile (E/H) :

Cette émulsion sera choisie lorsqu'on cherche à créer, et je cite Michèle : "des émulsions à phase huileuse très importante qui sont plus nourrissantes, plus couvrantes et dont la mise en oeuvre et la formulation sont bien plus délicates." Si c'est cela qu'on recherche, il faut cibler des émulsifiants qui permettent ce genre d'émulsion.
1) Mettre tous les ingrédients aqueux et actifs conservateurs hydrosolubles dans un verre en pyrex/bécher /bol en inox.

2) Mettre tous les ingrédients gras, actifs et conservateurs lipophiles dans un autre verre en pyrex/bécher/bol en inox (en faisant fondre les cires émulsifiantes en premier, puis les beurres et autres).

3) Chauffer les deux phases qu’on mélange ensuite en versant la phase de gras dans la phase aqueuse, quand on a atteint la température désirée.

Faire l'étape 4 mentionnée ci-haut et ajouter les HE s'il y en a.


Émulsions à froid

Il existe une façon de faire des émulsions à froid. Ces émulsions ont l'avantage de préserver les propriétés des huiles précieuses plus fragiles (argan, rose musquée, chanvre, entre autres). Elles sont aussi préférées par les peaux très sensibles, mais peuvent être instables. Pour cela, on utilise un émulsifiant à base de sucre (ester de sucre, gélisucre). Si ça vous intéresse d'en savoir plus, iciici et ici.

DÉCIDER DE SA PHASE AQUEUSE

Ici, il y a de la place pour la créativité. On peut mélanger eau, hydrolat, gel d'aloès, glycérine végétale. La glycérine végétale agit comme humectant (retient l'humidité à l'intérieur), mais en trop grande quantité, elle a l'effet inverse. Donc, pas plus de 10%.

Il est important de distinguer un HYDROLAT, produit de la distillation d'une plante aromatique par récolte de la vapeur condensée, de L'INFUSION, qui est une méthode d'extraction des actifs d'un végétal par eau bouillante. L'infusion dans une crème est plus problématique dans la mesure où la prolifération de bactéries est plus fréquente. L'hydrolat est plus stable et contient, en infimes quantités, les mêmes propriétés que l'huile essentielle dont elle est la vapeur résiduelle.

Pour en savoir un peu plus sur l'utilisation des hydrolats en cosmétique naturelle, on peut trouver quelques informations utiles ici

Des idées de phase aqueuse :

La plus simple : l’eau distillée/bouillie ou filtrée.

Tous les hydrolats sont utilisables en tenant compte de leurs propriétés et de l’usage qu’on veut en faire (visage, corps, peau d’adulte ou de bébé, type de peau, effet recherché, etc.).

On peut mélanger hydrolat et eau.
On peut mélanger des hydrolats ensemble.
On peut mélanger eau, gel d’aloès et glycérine.
On peut mettre un hydrolat seul avec de la glycérine.
On peut n’utiliser que du gel d’aloès.
Etc.
Les possibilités sont toutes à explorer selon vos goûts et préférences!

EXEMPLES (pour 100% de la phase aqueuse seulement, donc à recalculer dans l'ensemble de la formule, si la formule a une phase aqueuse de 65%, alors on fera une règle de 3 pour calculer les quantités dans la crème) :

Peau mature
Eau 40%
Hydrolat de rose de damas 30%
Gel d’aloès 12%
Glycérine végétale 8%

Peau sensible et mixte/grasse
Hydrolat de camomille romaine 20%
Hydrolat de lavande 20%
Hydrolat de menthe poivrée 5%
Eau 35%
Glycérine végétale 5%

LE CHOIX D'HUILES VÉGÉTALES

Il existe de nombreuses sources pour nous guider dans notre choix d'huiles végétales selon notre type de peau. La plupart des sites de produits cosmétiques et biologiques donnent des descriptions globales des beurres et huiles végétales, en voici un et un autre ou encore celui-ci pour se guider dans le choix d'une première huile.

Cela dit, on peut tout à fait se faire une crème pour le corps avec une bonne huile d'olive biologique première pression à froid ou une huile d'amande douce achetée en pharmacie. On peut aussi se faire une crème visage avec une bonne huile de noisette première pression à froid (non grillée). Idéalement bio. Si vous commencez, vous pouvez débuter avec ce qu'il y a dans votre garde-manger, c'est permis! Si cette expérience vous plaît, vous aurez peut-être envie d'aller plus loin :)

Tout comme on peut mélanger des liquides dans la phase aqueuse, on peut mélanger des huiles et des beurres selon l'effet recherché. L'ajout d'un beurre épaissira la crème, il faut donc en tenir compte dans notre choix d'émulsifiant, de co-émulsifiant et/ou d'épaississant.

EXEMPLES

Régénérant et nourrissant
Huile d'argan
Huile de jojoba
Beurre de karité

Peaux matures
Huile de bourrrache
Huile d'argan
Huile de noyaux d'abricot

Peaux mixtes/grasses
Huile de jojoba
Huile de noisette

Peaux sèches
Amande douce
Huile de chanvre

Et tout plein d'autres possibilités!

À vous de voir selon votre peau et vos moyens quelle solution sera la vôtre. Osez!

LE CHOIX DES ACTIFS

Un des actifs les plus utilisés, c’est l’huile essentielle! La prudence est de mise, car les huiles essentielles ne sont pas que de délicieux arômes; ce sont des "bombes" moléculaires concentrées avec des bienfaits certains mais aussi des potentialités toxiques (pas toutes)! Dans le choix de son huile essentielle, il faut tenir compte d’un certain pourcentage à ne pas dépasser, de la possibilité de l’utiliser quotidiennement (ou pas) et de la photosensibilisation.

Pour le pourcentage, par exemple, ayant une peau sensible et réactive, je m’en tiens à 0,5 à 1% dans les soins visage et 3% dans les soins pour le corps. Dans les produits pour mes enfants, je n’en mets presque jamais. Par prudence, je n’utilise les HE d’agrumes que dans les soins de nuit, à cause de la photosensibilisation.

Photosensibilisation, ça veut dire que la peau réagira à l’exposition au soleil, laissant des taches permanentes sur la peau. C’est la présence defurocoumarines dans l’huile essentielle qui la rend photosensibilisante.

Voici une liste non exhaustive des HE (huiles essentielles) photosensibilisantes. (voir paragraphe portant le titre "Il faut savoir que certaines huiles essentielles sont photosensibilisantes" et non la première liste!)

N.B. Il existe un processus qui élimine la présence des furocoumarines dans des HE de zestes d’agrumes. Si on aime l'arôme des agrumes, on peut s'informer du processus d'extraction : normalement c'est le zeste qui est pressé pour extraire l'huile essentielle. Un entraînement à la vapeur du produit de cette extraction donne une HE non-photosensibilisante. Elle portera la mention "distillée" ou "sans furocoumarines".

En cosmétique, on va surtout travailler avec des huiles essentielles qui ont des propriétés réparatrices de la peau, anti-rides, anti-taches, raffermissantes, etc. En voici quelques-unes :

Lavande vraie Lavandula angustifolia : apaisante pour la peau, cicatrisante, anti-infectieuse.

Géranium rosat Pelargonium asperum : efficace pour les problèmes de peau (acné, mycose, eczéma)

Bois de rose Aniba rosaedora var. amazonica : excellent anti-ride et régénérant cutané; c’est une belle huile dont le bois est malheureusement en voie de disparition. On peut la substituer par l’huile essentielle de bois de hô Cinnamomum camphora CT linalol pour les mêmes effets.

Tea tree Melalaeuca alternifolia : excellent antibactérien cutané, antifongique (acné et infection de la peau); on l’associe souvent à l’huile essentielle de palmarosa Cymbopogon martinii dans les soins de la peau; s’utilise aussi comme conservateur dans nos crèmes.

Ylang ylang Cananga odorata : belle huile pour son odeur, elle revitalise la peau et se montre très utile dans les crèmes capillaires pour ses effets toniques sur les cheveux.

Hélichryse italienne Helichrysum italicum : huile essentielle anti-hématome et anticoagulante, elle raffermit le tissus cutané, d’où son usage dans les soins anti-rides. Attention, elle est très chère!

Carotte Daucus carota : régénératrice cellulaire et utilisée dans les traitements anti- taches pigmentaires.

Il y a beaucoup à dire sur les HE utilisables en cosmétiques, ça mériterait un article à part entière, hein Rokia? ;)

LE CHOIX DU CONSERVATEUR

Sans un bon conservateur, notre belle crème ne fera pas long feu et nous verrons notre effort ruiné. Un bon conservateur doit être dur avec les bactéries mais doux pour la peau. On peut se faire son complexe de conservateurs en associant deux ou plusieurs conservateurs afin de booster l’effet de chacun (exemple : extrait de pépins de pamplemousse 0,5% + sorbate de potassium 0,2% source : Réo), ou n’en utiliser qu’un à large spectre (Cosgard, par exemple). La plupart des conservateurs ayant été nommés plus haut, n'hésitez pas à poser des questions au fournisseur lors de l'achat de ceux-ci.

LE CHOIX DU CONTENANT

Il est important de choisir un contenant qui minimise le contact direct avec l’air et les bactéries présentes sur nos mains. Une crème dans un pot qu’on ouvre tous les jours en y plongeant les doigts durera moins longtemps qu’un flacon-pompe ou flacon dit « airless ». Si vous mettez en pot, il vaut mieux garder la crème au frigo et prélever la quantité souhaitée avec une petite spatule propre.

*Petite astuce pour mettre la crème dans un flacon à ouverture étroite* : on la met dans un sac de type Ziploc désinfecté. On coupe le bout pour créer une petite ouverture et on presse pour verser la crème dans le flacon :)


N.B. Toujours attendre que la crème soit complètement refroidie avant de la mettre en pot, sous peine de voir des gouttelettes se former et favoriser la prolifération microbienne.

                     
Voilà! Avec ça, vous devriez avoir une base pour vous lancer. Souvenez-vous qu’on peut faire des expériences et trouver des solutions très satisfaisantes pour son type de peau. Sachez qu'il est plus prudent de commencer par des petites quantités, surtout si vous avez investi sur des huiles ou hydrolats plus coûteux.

Si j’osais, je vous dirais de vraiment essayer de créer votre façon, selon vos affinités avec les produits, car votre peau est unique! Ce qui marche pour l’une ne marche pas forcément pour l’autre, je ne le dirai jamais assez! La meilleure façon de trouver, c’est d’expérimenter!

Quelle occasion géniale pour devenir créative, non?

Allez… Osez!

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Ce texte étant le résultat d'un travail de recherche et de synthèse entre 2 auteures (+ 1 Michèle), merci de nommer votre source si vous utilisez des informations du présent article ou de mettre le lien de l'article en pièce jointe.
Sources :
"Le Petit Larousse des huiles essentielles", Thierry Folliard - Éd. Larousse, 2014
"Cosmétiques non toxiques", Sylvie Fortin, éditions La Presse, 2011
"Ma bible des huiles essentielles", Danièle Festy, Éd. Caractère, 2013
"Adoptez la slow cosmétique" (ebook) - Julien Kaibeck, Éd. Leduc.s, 2014
Le site de Réo (l'ancien)
Potions et chaudron, Blog collectif. Pour celles qui ont la patience de chercher : beaucoup, mais vraiment beaucoup d'informations (c'est mon site chouchou, pour la belle ambiance qui y règne).
La reine des baumes

Fournisseurs chouchou
Alchimiste en herbe
Noblessence
Éco cosmétiques - distribue les produits Aroma-zone au Québec. C'est un peu plus cher, mais accès à des produits souvent impossibles à trouver ailleurs. Avantage : pas de frais de port.
Amazon.ca (pour les émulsionneurs et autres accessoires, bons deals + + +)


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