jeudi 10 novembre 2016

Ma version du dentifrice naturel



PÂTE DENTIFRICE 

Quand j'ai décidé de passer au tout naturel en ce qui concerne mes cosmétiques , et de les faire moi même, le dentifrice est un de ceux  que j'ai mis du temps à fabriquer. 

J'ai essayé quelques fois une recette que j'avais reçu en cours mais je la trouvais un peu liquide, et elle se dissipait au moindre contact avec l'eau. Je ne sais pas pour vous mais j'ai comme pour réflexe de passer ma brosse à dent sous le filet d'eau,  avec la noisette de pâte dentifrice dessus. Et dès que je le faisais le dentifrice disparaissait. 
Bref la texture ne me convenait pas. 

J'ai donc regardé des recettes en ligne, et essayé de combiner quelques unes. Je recherchais une texture plus ferme, onctueuse et qui glissait en bouche. J'ai abouti à cette formule: 
un agent abrasif, un agent nettoyant, un sucre (pour le goût), une phase aqueuse, un conservateur, de l'huile essentielle.

35g carbonate de calcium (abrasif doux)
15g argile blanche (nettoyant)
15g de xylitol (édulcorant)
08g beurre de coco
02g huile de ricin 
08g glycérine végétale
05g gel d'aloe vera
05 hydrolat de menthe poivrée (pour la fraicheur)
04g décyl glucoside (agent moussant)
02g de bicarbonate de sodium (blanchissant et abrasif doux)
1g d'huiles essentielles au choix (environ 30 gouttes) 
0,2g de sorbate de potassium (conservateur-)  
0,1g de gomme xanthane (gélifiant-1 PINCH)

Préparation 
On fait fondre le beurre de coco. On l'ajoute à tous les autres ingrédients, excepté les huiles essentielles. On mélange bien jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Cela se fait assez aisément. 


Pâte dentifrice 

Quand le mélange est obtenu on procède à l'ajout des huiles essentielles. On choisit nos huiles en fonction de la visée. Voici quelques suggestions. 
Pour le goût : anis, agrumes
Gingivite : cannelle, girofle, tea tree, ciste ladanifère
Désinfectant : cannelle, citron, tea tree, thym à linalol ou à thujanol
Mauvaise haleine : anis étoilé, menthe poivrée ou verte, estragon

On mélange tout ça et on met notre pâte en pot ou tube. On étiquette et on appose une date de péremption (environ 1 an). 



Dentifrice à l'anis et menthe verte


Voilà!!! Bon brossage !!! 





mardi 7 juin 2016

Les allergies saisonnières

Les allergies saisonnières 




   
Les allergies saisonnières 
Le printemps est là, les fleurs et le pollen aussi, et là les allergies commencent. L'aromathérapie va vous aider à combattre cet inconfort de vie. 
Le nez qui coule, qui est bouché, les éternuements, les yeux et le nez qui démangent, ne sont pas du tout agréables. Cela peut sembler banal pour certains mais présente un réel ennui pour la plupart des gens.  
Dès la fin de l’hiver on est envahi par des publicités de médicaments qui nous disent comment nous protéger contre tous ces symptômes. Mais est ce qu’on a envie d’avaler toutes ces molécules avec leurs effets secondaires? 
En aromathérapie, des solutions vous sont proposées et l’huile essentielle incontournable pour combattre les allergies est l’estragon.  
L'huile essentielle d'estragon : antihistaminique naturel

L’huile essentielle d’estragon est extraite des sommités fleuries de la plante d’estragon. Elle a pour propriétés principales une action antispasmodique et carminative. Mais sa particularité vient de 
son action antiallergique qui permet de lutter efficacement contre les allergies respiratoires. 
Elle ne présente aucune contre-indication connue mais on l'évitera néanmoins pendant les 3 premiers mois de grossesse. 
Elle peut s'appliquer pure (risque d'irritation) ou diluée. On l'utilise en interne, en onction, dans le diffuseur, en inhalation. Lors d'un traitement 2 ou 3 voie d'administration (orale, onction et diffuseur).  

 En pratique  

Le reflexe à avoir dès la fin de l’hiver est de prendre par voie orale 2 à 5 gouttes d’huile essentielle d’estragon 3 fois par jour. On fait cette cure pendant 3 semaines suivie d’une pause d’au moins une semaine avant de reprendre.  
 3 gouttes d’huile essentielle d’estragon dans un ¼ de cuillère à thé d’huile végétale.  


mélange d'huiles essentielles 
 Formule plus élaborée en onction (tirée du livre de Danièle Festy : ma bible des huiles essentielles). Mélangez : 
 HE Estragon : 5 gouttes 
 HE niaouli : 5 gouttes 
 HE camomille romaine : 2 gouttes 
 HV calophylle : 1 cuillère à soupe 
Appliquez ce mélange sur les sinus, le thorax, le haut du dos, 2 à 3 fois par jour pendant 3 à 6 jours en évitant les yeux.   

Dans le diffuseur on peut associer à l'huile essentielle d'estragon, celle d'eucalyptus radiata et de l'essence de citron. 

mardi 17 mai 2016

Mon savon exfoliant non solide


pâte de savon 100% olive


J'ai eu envie de partager avec vous une recette que j'aime bien et qui n'est pas très compliquée à réaliser. Elle nécessite un peu de patience mais elle ne demande pas trop d'attention, alors on peut faire autre chose pendant qu'on la surveille. Et cet article me permet également de mettre fin à ces quelques semaines de silence. 

Alors il y'a environ une année que sur demande d'un ami qui voulait un exfoliant pas trop rude, qui l'aiderait à désengorger ses jambes et libérer ses pores qu'il trouvait bouchés, j'ai fait cette recette. Il m'a aussi dit "je veux quelque chose du genre hammam" . Je me suis donc dit qu'il était exclu que je lui fasse un savon solide. Un savon liquide non plus ne ferait pas l'affaire. Un gel un peu mais ce n'était pas ce 'il recherchait. Je me suis donc dit qu'un savon en pâte pourrait faire l'affaire. 
Une pâte de savon comme ce que je fais pour les diluer par la suite et en faire des savons liquides. 

Plusieurs formules me sont venues en tête mais j'ai opté pour celle qui suit, bien que j'en ai fait plusieurs autres en passant, un mélange coco (20%) palme (40%) et olive (40%). Cette composition pour avoir un savon avec beaucoup de mousse et assez compact. Mais celle que j'ai aimé par la suite faire est le 100% olive. 

 Matériel nécessaire 

- 1 mijoteuse : une petite comme celle là fait très bien l'affaire; elle coûte environ 15$

mijoteuse pour cuire du savon 
- 1 ou 2 spatules
- 1 bol ou tasse à mesurer pour mélanger l'hydroxyde de potassium
- mixeur ou mélangeur sur pied
- et tout le matériel de protection : gant, lunettes, blouse ou tablier, masque

Voici donc ma recette simple pour 1000g de savon en pâte
- 550g d'huile d'olive
- 104g de hydroxyde potassium
- 313g d'eau distillée

Mode opératoire 

1- ajouter l'hydroxyde de potassium à l'eau tout doucement et bien homogénéiser
2- pendant ce temps chauffer l'huile d'olive à environ 60-70 degrés
3- quand les 2 phases sont entre 60 et 70 les mélanger à l'aide d'un mélangeur sur pied jusqu'à l'obtention d'une trace très épaisse. Moi je le fais à même la mijoteuse ce mélange.  

mélange avec la trace épaisse 
mélange commençant à s'épaissir 


 On part la mijoteuse sur température élevée et on laisse cuire le savon pendant environ 2h30 à 3h pour obtenir une translucidité. On laisse la mijoteuse fermée en remuant notre pâte savonneuse au 30 minutes. La cuisson doit se faire bien au chaud et pour cela on peut déposer une serviette ou un drap sur notre mijoteuse pour conserver la chaleur. Pour les 30 premières minutes il est préférable de rester tout près car il se produit souvent un effet de mousse qui fait déborder la pâte, mais ça ne dure pas longtemps. 
savon en cuisson 
savon prêt
Une fois que notre savon est prêt on va l'adoucir pour la peau en ajoutant de la glycérine.
- 50 g de glycérine par 500g de savon 

On baisse la température de la mijoteuse en laissant sur le mode réchauffer. On mélange bien. On vérifie le pH et s'il est trop élevé on ajoute une solution d'acide citrique (environ 5% de la phase de gras). Quand je fais ce savon le pH finale est toujours autour de 8, ce qui est acceptable pour un savon. Mais rien n'empêche de le rapprocher de celui de la peau, c'est à dire 5-6.
La solution acidifiante peut s'obtenir comme suit 5 g d'acide citrique dans 20 g d'eau distillée. 

Une fois le savon bien mélangé et prêt on va l'adapter à nos besoins.

Je voulais un exfoliant et décongestionnant pour les jambes.Voici donc ma formule finale : 

- 550 g huile d'olive 
- 100 g de hydroxyde de potassium 
- 313 g d'eau distillée
- 100 g de glycérine
- 25 g de glycérine végétale
- 4 cuillerées à soupe de grains de noyau d'abricot
- les huiles essentielles (pour un total de 2 % soit environ 30 ml) 
cannelle de chine (effet rubéfiant) : 3 ml
cèdre de l'atlas (anti-cellulite, tonique lymphatique et veineux) : 10 ml
menthe douce (cicatrisante et anti-inflammatoire) : 2 ml
patchouli (décongestionnant veineux et lymphatique) : 7 ml
lavande vrai (anti-purigineuse, cicatrisante) : 4 ml
sapin baumier (décongestionnant veineux) : 4 ml

Ça donne une savon qui à la fois exfolie et dégage les pores en stimulant la circulation sous-cutanée.
On peut bien sûr l'adapter comme on veut. Par exemple y ajouter de l'argile rhassoul ou tout autre exfoliant . Y mettre ou pas des huiles essentielles.

savon en pâte avec argile rhassoul pour une exfoliation en douceur et
une pincée de poudre de noyau d'abricot 

Je me fais un hammam avec ce savon en enduisant mon corps avec pendant quelques minutes et à l'aide d'un gant de toilette, je me lave la peau qui en ressort plus douce. Tout ceci en créant une vapeur dans la douche à l'aide d'un jet continu d'eau chaude. Il est vrai que le hammam est bien plus complexe que ce que je m'offre à la maison mais disons que c'est une version simplifiée :)

Après ce gommage on peut simplement s'enduire le corps d'une huile d'argan pure ou parfumée avec quelques gouttes d'huiles essentielles de lavande, néroli, ylang ylang ou toute autre huile essentielle de son choix qui a des bienfaits pour la peau. J'aime appliquer les huiles de douche sur une peau encore humide car je trouve que dans ce cas elles pénètrent mieux; avec l'eau on recréer une émulsion semblable à celle de la peau.



jeudi 31 mars 2016

Les huiles essentielles : joujoux ou dangers

Huile essentielle dans un flacon opaque

Depuis un bout de temps, je participe à des échanges sur des groupes de partages de recettes et de questions sur les cosmétiques et produits de soins naturels. Il arrive que parfois des sujets nous amènent à parler des huiles essentielles (HE). Avec souvent des visées thérapeutiques et autres. Bref! Mais il y’a quelques commentaires qui m’intriguent toujours, du genre : « Jamais d’huiles essentielles chez la femme enceinte », « Jamais d’huiles essentielles chez les bébés » ou encore « les huiles essentielles c’est dangereux, il ne faut jamais les avaler » et bien d’autres du genre.

Je me suis rendu compte que soit les HE étaient diabolisées, soit qu’on appelait n’importe quel extrait aromatique de fleurs HE.
En réalité, il n’en est rien de tout ça.
Avant tout commençons par la définition d’une HE. Qu’est-ce que c’est ? Que peut-on appeler HE?

Définition d’une HE
« L’huile essentielle est la fraction odorante volatile extraite des végétaux » (Folliard, 2014, p10)[1]. Mais tous les extraits odorants ne seront pas appelés HE. Par exemple, les extraits d’agrumes seront eux appelés essences car étant obtenus par expression (procédé mécanique consistant à briser les poches de zeste frais des agrumes) et non par distillation; et le produit végétal utilisé ne subit aucune modification[2].

Méthode d’obtention des HE
Pour le chercheur Pierre Franchomme, le terme huile essentielle doit être strictement réservé au produit aromatique issu de la distillation2. La distillation est un procédé d’entrainement à la vapeur d’eau des substances aromatiques. L’eau recueillie lors de cette opération est appelée hydrolat ou eau florale dans les cas de distillation de fleurs. Ce qui nous amène à dire que s’il n’y a pas d’huile essentielle d’une plante X, il ne peut pas exister d’hydrolat de cette dernière. Il faut donc se méfier des fausses appellations.
Des extraits aromatiques obtenus par d’autres procédés existent bien, mais on devrait les nommer autrement que HE. Par exemple, les fleurs de lilas qui ne supportent pas la chaleur de la vapeur d’eau ne sont pas distillées. Par contre on en recueille un extrait grâce à la méthode d’extraction avec le CO2 supercritique. Ce produit ne peut pas être appelé HE mais n’en demeure pas moins un extrait aromatique de qualité de lilas.
Revenons donc à notre sujet qui est l’utilisation des HE.

Les propriétés des HE
Les HE sont gorgées de molécules actives qui possèdent des propriétés liées à leurs structures chimiques. Ce qui a permis à l’aromathérapie scientifique d’en faire une classification en fonction de leurs composantes biochimiques, et d’utiliser la relation structure-activité de ces composantes à des fins thérapeutiques. Par exemple les HE essentielles de la famille des phénols (origan, girofle, sariette …) sont des anti-infectieux majeurs dû à la molécule de carvacrol. Alors que les aldéhydes terpéniques (Eucalytus citronné, Litsée citronnée, verveine …) vont être d’excellentes HE anti-inflammatoires et calmantes dû aux molécules telles que le citronnellal, le géranial. Comme en pharmacologie, l’activité d’un médicament étant liée à sa structure chimique, il en est de même pour les HE.
Référentiel électrique des huiles essenentielles
Tout ceci nous montre que les HE ne sont pas des joujoux qu’on peut utiliser à notre guise sans respecter certaines précautions. Mais là n’est pas le réel problème. Le problème est que en voulant trop faire attention, on a fini par diaboliser les HE et à s’en méfier comme de la peste.

Joujoux ou dangers
Les HE doivent être considérées comme on le ferait pour un médicament, c’est-à-dire à n’utiliser que sur avis médical ou pharmaceutique, dans notre cas sur avis d’un praticien en médecine naturel qui a des connaissances solides en aromathérapie (et non n’importe qui prétendant avoir une connaissance des HE).
Certaines sont très sécuritaires et ne présentent quasiment aucuns dangers dans leur utilisation aux doses normales. C’est le cas par exemple de la lavande vraie (lavandula angustifolia). Par contre d’autres vont nécessiter un usage très contrôlé, cas du thuya occidentalis ou cèdre du Canada.

HE, grossesse et allaitement
Toutes les HE ne sont pas exclues pendant la grossesse et l’allaitement. Cette idée répandue qui dit que l’utilisation des HE est strictement interdite pendant la grossesse est totalement fausse. Pour paraphraser Danièle Festy, « les HE ne sont pas dangereuses mais puissantes…elles peuvent effectivement devenir dangereuses si elles sont mal utilisées. Exactement comme le Tylenol*, la voiture, l’électricité ou l’eau »[3]. Aussi du début à la fin de sa grossesse et pendant l’allaitement on peut avoir recours à certaines HE en particulier qui pour la plupart seront administrées à l’externe. La prise orale d’HE chez la femme enceinte ne se fera que sur prescription d’un thérapeute.

Les HE chez les enfants
« Pas d’HE avant 6 ans chez l’enfant ». C’est la phrase qui revient le plus souvent. Cela est vrai pour certaines HE mais pas pour toutes. L’enfant qui fait un rhume ou une toux peut très bien recevoir une onction de Ravintsara ou d’Eucalyptus radiata qui sont des HE très efficaces et inoffensives si utilisées comme il faut. De même que chez la femme enceinte, chez l’enfant on va respecter certaines conditions d’utilisation et toujours demander conseils à des spécialistes.

Peut-on avaler les HE?
Oui et non. Dans l’évolution de la connaissance et de l’utilisation des HE, il s’est développé deux approches principales. L’approche française qui reconnait dans les HE des molécules thérapeutiques et les considère comme des médicaments. Pour cette approche, les HE peuvent être administrées en interne et en externe en fonction de critères bien connus (dermocausticité, visée thérapeutique, toxicité…). Et même dans cette approche, toutes les HE ne sont pas administrables par voie orale.
La deuxième approche, appelée approche anglaise va elle plutôt prôner une utilisation seulement en externe des HE et surtout pour un usage en cosmétique.
Il faut donc toujours se fier à l’avis de naturopathe ou aromathérapeute pour une administration quelconque des HE »

En conclusion
 Nous devons garder à l’esprit que les HE ne sont pas des extraits naturels banals dont on peut user comme bon nous semble. On a parfois tendance à se dire que vue que quelque chose est un produit naturel, il est inoffensif. Ce qui est totalement faux. Naturel ne veut pas dire sans danger. La cocaïne est bien naturelle mais peut être mortelle. En toute chose il y’a un côté bon et un moins bon. Le vin par exemple est bon pour le cœur à une certaine dose quotidienne, mais en abuser entraîne des dommages sur tout l’organisme.
Il en est de même pour les HE. Il faut bien les connaître avant de les utiliser pour éviter tout effet négatif. Il arrive que des gens qualifiés de spécialistes des HE vous donnent des avis contraires sur les questions que vous vous posez. Référez-vous à ceux qui ont fait leurs preuves dans le domaine et gardez en mémoire que vous devez considérer les HE comme des médicaments issus de la nature et qui ont fait leurs preuves depuis plus de 5000 ans.
Pour ma part, j’utilise les HE aussi bien à l’interne qu’à l’externe, en prévention comme en cure, dans mes cosmétiques, pour purifier les pièces de ma maison etc… Alors n’ayons pas peur des HE mais prenons les en alliés de notre santé. J

NB: les HE se conservent toujours dans des flacons opaques à la lumière, de préférence en verre ambré, dans un endroit frais et hors de portée des enfants.
Flacon en verre opaque



[1]FOLLIARD, Thierry. Le Petit Larousse des Huiles Essentielles. Paris, Larousse, 2014, 303.
[2] FRANCHOMME, Pierre et al. L’aromathérapie exactement. Éd. Roger Jollois, Mailleux, 2014, 491.
[3] FESTY, Danièle. Se soigner avec les huiles essentielles pendant la grossesse. Éd. LEDUC, 2011, 269.
*le texte original contenait le mot Doliprane qui est un médicament à base de paracétamol (synonyme de l'acétaminophène) et utilisé de la même manière que le Tylenol l’est en Amérique du nord.



 

lundi 22 février 2016

Lotion lait d'avoine

lait d'avoine
On veut toujours ce qu'il y'a de mieux et de doux pour sa peau. En tout cas pour ma part c'est ce que je veux. Et pour ce faire il me faut des soins tendres, cajoleurs et apaisants. Ne dit-on pas que Cléopâtre prenait des bain de lait? Alors quoi de mieux que du lait, mais pas n’importe lequel.  Je voulais donc essayer de travailler cette fois-ci avec un lait 100% végétal, le lait d’avoine. On sait que l’avoine apporte d’énormes bienfaits à la peau, douceur, souplesse, hydratation, élimination des cellules mortes et biens d'autres… 
J’opte alors pour une combinaison lait d’avoine, huile d’olive et beurre de karité. On verra bien ce que ça donne J . D’abord pour le lait d’avoine je le fais moi-même. 1 mesure d’avoine bio pour 3 mesures d’eau que je laisse tremper pendant au moins 4h (en mélangeant de temps à autre), avant de passer au blender et filtrer. Ce lait est très concentré parce que je suis gourmande et que j’en veux plus pour ma peau J. Généralement les laits d’avoine sont faits à raison de 100-150g d’avoine pour 1L d’eau.
Maintenant que j’ai mon lait on peut passer à la recette proprement dite.
Liste des ingrédients :


Phase de gras
lotion lait d'avoine
-          10% beurre de karité
-          10% huile d’olive
-          3,5% cire d’abeille
-          1,5% polawax
-          3% acide stéarique
Phase aqueuse
-          67% lait d’avoine
-          3% glycérine
-          1% acide citrique
-          0,3% sorbate de potassium
-          0,7% leucidal


On chauffe chaque phase séparément et on les mélange quand les températures seront rendues à environ 70°C, en renversant la phase aqueuse dans la phase de gras. On mélange pendant environ 5 min. Je laisse reposer et j’ajoute 1% d’essences (mélange de néroli, jasmin et rose).

Mes impressions sur cette émulsion sont :
 
ma lotion-crème avoine-olive-karité
-           Après refroidissement la texture est certes belle mais elle est plus crémeuse que laiteuse.
-          Elle s’étale bien et pénètre bien également. Je ferai surement une autre version en réduisant la concentration du lait et peut être ajouter une gomme pour avoir une texture un tout petit peu plus glissante à l’étalement.
-          La crème ne laisse pas de fini gras malgré la proportion assez élevée de cire d’abeille, ce que j’aime d’ailleurs.

-          Et puis comme elle sent booooonnnnn ma lotion/crème 
lotion avoine-olive-karité-parfum jasmin



mardi 26 janvier 2016

Baume à lèvres


Baume à lèvres hydratant au karité


Les lèvres, nos lèvres ... On les veux douces, charnues, belles, maquillées, naturelles mais avant tout on veut qu'elles soient hydratées. Des lèvres sèches et gercées, ça personnes n'en veut. 

Dans cet bref article je vous donne une petite recette de mélange d'huiles qui aideront nos lèvres à rester souples et hydratées tout au long de la journée et à mieux affronter les rudesses du climat. 

Vous aurez juste besoin de : 
  • 1 part de beurre de karité 
  • 1 part de cire d'abeille
  • 6 parts d'huile de ricin 
On fait fondre le tout et on ajoute un peu de vitamine E et l'essence de son choix. Attention aux huiles essentielles photosensibilisantes (orange, pamplemousse, citron, bergamote ...) 
Ajoutez y des micas si ça vous chante. Une fois le tout mélangé, transvasez dans des tubes à baumes à lèvres et laissez refroidir sur le comptoir. 
Moi j'en ai fait au parfum de jasmin, muguet, ananas, menthe poivré, vanille et rose.
Batch de baumes à lèvres aux différentes senteurs


Et voilà ^_^. 

Lèvres en santé 

jeudi 21 janvier 2016

Un savon pour tout à l'heure*


Tout d’abord je ne saurais écrire mon premier article de l’an 2016, sans souhaiter une merveilleuse et naturelle année à toutes et à tous. J’espère que cette année sera celle de la santé et du bien-être au naturel pour nos cœurs et nos corps.
J’ai mis du temps à écrire cet article (un mois depuis le dernier que j’ai publié) car j’étais dans mon laboratoire, ou plutôt dans mes fourneauxJ. J’avoue tout de même que les idées se bousculent tellement dans ma petite cabosse de tête que j’ai parfois l’embarras du choix sur le sujet d’un article. À trop réfléchir et chercher, on ne produit parfois rien.
Bref, pour en venir au sujet du jour, c’est l’histoire de ma rencontre avec la méthode ITMHP (In The Mold Hot Process = Procédé de saponification à chaud fait dans le moule). En effet, depuis environ 3 années que je fais des savons solides, j’ai toujours utilisé la méthode de saponification à froid avec un séchage du savon de 4 semaines au moins. La méthode de cuisson à chaud, je l’utilisais uniquement pour les savons à la glycérine et les savons à base d’hydroxyde de potassium.
Ces dernières semaines après quelques lectures et échanges avec des expertes et passionnées du savon j’en ai appris tout un rayon. Et si j’ai décidé de m’y essayer c’est parce que j’ai vu en cette méthode de saponification  à chaud une manière d’avoir des savons utilisables plus rapidement. Personnellement je ne trouve pas que ce soit vraiment une méthode à chaud quand on travaille à 60° Celsius environ. Je dirai plutôt que c’est une saponification à température tiède. Et en plus dans la saponification à froid lors de la cure de 24-48h, le savon peut atteindre des températures élevées. Le deuxième élément est la réduction d’eau. Dans cette méthode, la quantité d’eau est diminuée d’environ 40% ce qui fait que le savon en contient moins et n’a pas besoin de trop de temps pour sécher.
Pour un premier essai, j’utilise la recette de Michelle, qui est très simple avec 100% d’huile d’olive comme phase de gras (j’adore l’huile d’olive en savon J) .
500g Huile d'olive bio
96g Eau déminéralisée
64g Soude en perles (surgras de 5%) … vous trouverez la recette complète ici.
J’y ai ajouté de l’argile ghassoul, de la poudre de fleurs de lavande (juste pour le parfum et voir ce que ça donneraitJ) et des oxydes (zinc, jaune et bleu). Je mélange le tout comme il faut (comme dans la saponification à froid) et j’enfourne pour 2h de cuisson. Après je laisse le savon refroidir dans le four toute la nuit. Malheuseument la température minimale de mon four étant de 77°, mon savon a connu un effet volcan. Je me suis quand même demandée est-ce parce que ma pâte n’était pas très épaisse quand je l’ai enfournée en plus de la température du four ? Voici le résultat.

Savon avec la trace d'éruption 
Savon 100% olive avec trace d'éruption


Au bout du compte, j’ai obtenu un savon pas très beau mais appréciable ; il est ferme, mousse bien et le pH est de 8. Ce qui est excellent pour un usage immédiat si on le désire. 

Mais il est conseillé de le laisser sécher 1-2 semaines.

Savon du 2ème essai avec éruption
Savon avec poche d'air
Je fais un deuxième essai toujours avec la même recette de départ, en ajoutant uniquement de l’argile verte comme additif. Cette fois-ci je laisse entrouvrir la porte du four (sur suggestion de la belle Sabrina J) question de baisser la température du four. Mais encore même résultat, effet volcan et en plus il y a une poche d’air. 



Je me résigne donc à m’acheter un petit four de ce genre (sans le poulet malheureusement)
Four grill-pain
Et c’est reparti pour de nouvelles expériences. Même recette avec ajout de couleurs (oxydes) et de poudre de noyaux d’abricot. Cette fois-ci la cuisson se fait à 60° (environ 60° car ce n’était pas marqué sur l’appareil, je l’ai donc déterminé). Et là c’est le succès. De belles barres de savons qui sentent bon, sont fermes et prêts à l’emploi.
Barres de savon 100% olive

Je remets ça mais cette fois si avec une recette que j’avais conçu pour un savon de Marseille modifié en saponification à froid.
488g Olive
130g beurre de Coco
32g beurre de Cacao
65g beurre de Karité
6g Cire d’abeille
130g Eau distillée (initialement 217g dans ma recette originale)
94g Soude
Vitamine E
Parfumé à la menthe verte 3ml et sapin 2ml ; au final on ne sent que la menthe.
Cette fois le succès est encore au rendez-vous. 

                    
Savon exfoliant avec poudre de noyau d'abricot
Savon de marseille (70% huile d'olive)

Je commence alors à refaire quelques recettes que j’avais, en réduisant la quantité d’eau et ça marche. Le seul bémol, la saponification ITHMP n’est pas faite pour des savons qui contiennent du sucre, miel, lait m’a-t-on dit. Hummm affaire à suivre …

*le titre est inspiré de l’article de Patsch et Michèle sur le blog de partage Potions et chaudrons